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image NECEtat de santé des écosystèmes et qualité de l’air

 

La Directive européenne National Emission Commitments (Directive 2016/2284, dite Directive NEC) vise la réduction des émissions de certains polluants atmosphériques et prévoit, pour chaque Etat membre de l’Union européenne, la mise en place d’un réseau de monitoring de l’impact de la pollution atmosphérique sur l’état de santé des écosystèmes naturels et semi-naturels (Article 9). Les polluants eutrophisants et acidifiants (http://www.awac.be/index.php/consequences/effet-sur-les-ecosystemes) ainsi que l’ozone troposphérique sont principalement visés par la Directive NEC.

En 2018 et 2019, la Belgique - comme les autres Etats membres de l’Union européenne - rapportait les premières données relatives à son réseau NEC Ecosystems. Ce réseau compte 54 sites de monitoring répartis dans des milieux variés comme les zones humides, les eaux douces, les zones agricoles, les landes et les forêts.

Au terme d’un travail collaboratif entre acteurs publics et universitaires de Wallonie et de Flandre, les mesures de quelques 140 paramètres relatifs à l’état de santé des écosystèmes ont été communiquées à la Commission européenne.

L’AwAC coordonne le groupe de travail NEC-Ecosystems qui regroupe les experts wallons des différents milieux, est responsable du rapportage des données du réseau NEC-Ecosystems belge et représente la Belgique au sein du groupe de travail européen dédié à la thématique.

Le premier rapport de synthèse réalisé par l’Ecologic Institute (Allemagne) pour le compte de la Commission européenne et de l’Agence Européenne de l’Environnement vient de paraître. Ce rapport intitulé « Analysis of Ecosystem Monitoring Data under Article 9 of Directive (EU) 2016/2284 » dresse un bilan méthodologique et technique portant sur la sélection des sites et paramètres du réseau NEC-Ecosystems européen. Les recommandations, à destination de la Commission européenne et des Etats membres de l’UE, mettent l’accent sur le caractère évolutif de la sélection des sites et des paramètres en vue d’évaluer au mieux l’état de santé des écosystèmes vis-à-vis de la qualité de l’air et d’assurer leur suivi à long terme – notamment en regard des objectifs de réductions d’émissions pour les polluants figurant dans la Directive NEC.

Les principales recommandations sont les suivantes :

-          Améliorer ou justifier la représentativité des écosystèmes sensibles aux pollutions visées par la Directive NEC ;

-          Fournir des études de cas concrets afin de guider les Etats membres dans leur démarche de sélection de sites et paramètres ;

-          Améliorer le format de rapportage des données et actualiser le document de guidance à destination des Etats membres ;

-          Afin d’harmoniser les données entre les Etats membres, souligner l’intérêt du suivi des protocoles internationaux existants et de la production collaborative de protocoles pour les milieux qui n’en bénéficient pas actuellement (zones humides, prairies permanentes, landes).

Ces différents points feront l’objet de discussions enrichissantes entre la Commission européenne, l’Agence Européenne de l’Environnement et les Etats membres en vue des prochaines étapes de rapportage de 2022 et 2023.

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