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Un indicateur de qualité de l’air par commune.

Un indicateur de qualité de l’air a été mis au point pour chaque commune wallonne. Cet outil fournit une information synthétique permettant de situer la qualité de l’air d’une commune par rapport à celle de l’ensemble de la Région. Le principal atout de cet outil est sa simplicité, tant au niveau de son mode de calcul que de son interprétation.Capture

Comment est-il calculé ?


Contrairement à l’indice BelATMO communiqué lors des bulletins météo, l’indicateur de qualité de l’air par commune ne tient pas compte de l’impact sanitaire des polluants ou du respect des normes de qualité de l’air. Il s’affranchit donc des critères retenus par les directives Européennes, l’Organisation Mondiale de la Santé ou par tout autre organisme. De cette manière, chacun peut situer la qualité de l’air de sa commune par rapport à celle de la Région wallonne et prendre connaissance de son évolution au cours du temps, et ce, en toute indépendance vis-à-vis des références nationales et internationales en matière de qualité de l’air. Cet outil permet aussi d’évaluer l’amélioration ou la dégradation de la qualité de l’air à un endroit donné et sur plusieurs années. Il peut donc également servir d’argument prioritaire à la mise en place de mesures visant à améliorer la qualité de l’air.

Quatre paramètres sont pris en compte dans le calcul de l’indicateur de qualité de l’air par commune, à savoir :

      • l’ozone (O3),
      • le dioxyde d’azote (NO2),
      • les particules fines dont le diamètre est inférieur à 2.5 µm (PM2.5),
      • les particules dont le diamètre est compris entre 2.5 µm et 10 µm (PM10-2.5).

Les 23 stations automatiques (ISSeP-AWAC) réparties sur le territoire wallon enregistrent en continu les valeurs pour chacun de ces polluants. Elles fournissent des indicateurs journaliers qui sont comparés à la moyenne de la Région wallonne. Les Indicateurs Communaux sont ensuite moyennés par période de trois ans afin de limiter l’influence d’épisodes exceptionnels de pollution et/ou de mauvaises conditions de dispersion atmosphérique. Les indicateurs communaux sont actuellement disponibles pour les périodes 2010-2012 et 2012-2014.

Interprétation de l’Indicateur Communal


Comme la valeur de référence est la moyenne wallonne, on obtient une valeur de 0 lorsque la qualité de l’air d’une commune est identique à celle de la Région. Plus l’indicateur est négatif, meilleure est la qualité de l’air. A l’inverse, plus l’indicateur est positif, moins la qualité de l’air de la commune est considérée comme bonne par rapport à celle de l’ensemble de la Région.


Graphiques par province


Les graphiques ci-dessous présentent les indicateurs communaux calculés pour des périodes de trois ans (2010-2012 et 2012-2014) et pour chaque province wallonne.

Sans surprise, les valeurs des indicateurs communaux de qualité de l’air sont influencées par l’importance des activités humaines. Ainsi les provinces où les densités de population sont élevées témoignent également d’un trafic routier conséquent comme c’est le cas dans le Brabant wallon. Les activités industrielles de la vallée de la Meuse expliquent aussi les valeurs positives calculées pour certaines communes de la Province de Liège. A l’opposé, les communes rurales peu peuplées et faiblement industrialisées du Sud du sillon Sambre-et-Meuse et de la Haute-Belgique possèdent des valeurs généralement négatives attestant d’une meilleure qualité de l’air par rapport à la moyenne régionale. La comparaison des indicateurs pour les deux périodes permet d’évaluer si une amélioration ou une dégradation de la qualité de l’air a eu lieu. Au vu des résultats, il semble qu’une légère dégradation de la qualité de l’air se soit produite entre 2010 et 2014 pour un certain nombre de communes wallonnes. En revanche, beaucoup d’autres communes enregistrent une amélioration de la qualité de l’air.

Il est important de garder à l’esprit que ces valeurs sont proposées pour chaque territoire communal dans leur ensemble et ne tiennent pas compte de spécificités locales pouvant avoir un impact positif ou négatif sur la qualité de l’air. Par exemple, si l’on considère l’influence du trafic routier sur la qualité de l’air, les conditions seront vraisemblablement moins bonnes dans le centre d’une ville que dans sa périphérie rurale même si l’indicateur de qualité de l’air est globalement bon. La pollution ne connaît pas non plus de frontières. Des échanges transfrontaliers et interrégionaux de polluants ont lieu en permanence sous l’influence des conditions météorologiques. Désigner une activité ou une habitude de vie (par exemple, l’utilisation de la voiture) comme responsable d’une dégradation de la qualité de l’air peut donc être, dans certains cas, très difficile.

Pour lire l’article dans son intégralité et notamment plus de détails quant aux calculs, cliquez ici .

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