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COP LimaLa Conférence de Lima était ....

 

...une étape très importante avant l’échéance de la Conférence de Paris où un nouvel accord mondial devra être adopté. L’année 2014 avait été riche en événements :

  • - Le Sommet sur le climat organisé par le Secrétaire général des Nations Unies
  • - L’adoption par l’Union européenne d’un objectif de réduction de gaz à effet de serre à l’horizon 2030 de 40% par rapport à 1990
  • - L’annonce conjointe par les Etats-Unis et la Chine d’objectifs pour respectivement 2025 et 2030
  • - La capitalisation initiale du Green Climate Fund

C’est donc sur ces nouvelles encourageantes que la Conférence de Lima s’est ouverte. Les enjeux principaux étaient les suivants :

  • - Aboutir à une décision sur les informations devant accompagner les contributions des Parties pour le nouvel accord (Up Front Information en anglais)
  • - Parvenir à considérer les éléments pour un projet d’accord 
  • - Augmenter l’ambition pré 2020 et notamment poursuivre le processus de rencontres techniques

accords interna photo 11À l’issue de négociations difficiles qui se sont encore prolongées au-delà de la date de fin de la Conférence, les Parties ont adopté une décision relative à ces enjeux intitulée Lima call for climate action – (d’autres décisions ont comme à chaque conférence été adoptées sur des sujets moins visibles dans les médias).

 

 

Cette décision est significative à bien des égards. Tout d’abord de part sa simple existence, elle permet de maintenir la confiance entre les Parties et donc d’assurer une transition tout en douceur vers la COP de Paris. Ensuite, elle a répondu aux principales attentes et inclut des éléments importants:

  • - Elle reconnait l’écart entre les promesses de réduction d’émissions des Parties et les réductions nécessaires pour avoir une chance de limiter l’augmentation de la température en dessous de 2 ou 1,5°C.
  • - Elle adopte une nouvelle formulation sur la différenciation entre les pays développés et les pays en développement habituellement énoncée de la manière suivante « responsabilité commune mais différenciée ». Cette différenciation est l’un des gros enjeux pour la COP 21. En effet, la Convention de 1992 a scellé cette distinction entre pays développés et pays en développement enjoignant ainsi les premiers à faire plus en termes de réduction d’émissions, de rapportage des émissions, de financement, de support, etc.. Cela relève d’une responsabilité historique et d’une certaine équité. Malgré tout aujourd’hui les pays développés ne sont plus en mesure de maintenir à eux seuls une augmentation de la température en dessous de 2°C. Dès lors, une action des pays en développement et en particulier des pays émergents est devenue nécessaire. Néanmoins, certains pays en développement résistent à cette évolution de la prise en compte des responsabilités. C’est d’ailleurs tout l’enjeu d’un accord applicable à tous à Paris (contrairement au Protocole de Kyoto). La formulation assez vague « Common but differentiated responsabilities and respective capabilities, in light of different national circumstances », empruntée à la déclaration conjointe de la Chine et des Etats Unis pour un futur accord, a permis à chaque Partie de s’y retrouver. 
  • - Le texte incluant les éléments du projet d’accord est annexé à la décision de Lima et permet non seulement de fournir une base de travail pour la prochaine session additionnelle de négociation à Genève en février 2015, mais surtout pour le futur accord à adopter. Il s’agit d’un texte de près d’une quarantaine de pages contenant des options entre lesquelles il faudra trancher.
  • - L’appel aux pays développés à fournir un support financier aux pays en développement.
  • - L’invitation renouvelée à chaque Partie (pays développé et pays en développement) de présenter une contribution. Ces contributions couvriront des mesures d’atténuation (de réduction d’émissions de gaz à effet de serre). Il s’agissait d’un point de débat important avec certaines Parties qui souhaitaient inclure uniquement ou également des mesures d’adaptation ou de financement. La décision invite les Parties à considérer l’inclusion de l’adaptation dans la contribution mais sans obligation.
  • - La décision énumère les informations qu’une partie peut inclure en soumettant sa contribution : cela va de l’année de base (par exemple de l’objectif moins 40% par rapport à 1990) à la manière dont la proposition de contribution est évaluée comme juste et ambitieuse. Cependant, comme l’indique le début de la phrase il ne s’agit pas d’une obligation, mais d’une possibilité. Cela est regrettable étant donné que toutes ces informations sont nécessaires pour comparer mais aussi agréger les différentes contributions des Parties afin de déterminer où elles nous placent par rapport à l’objectif de 2°C.
  • - Le secrétariat de la Convention devra préparer d’ici le 1er novembre 2015 un rapport de synthèse sur l’effet agrégé des contributions soumises par les Parties et aussi publier les contributions reçues. Elles seront disponibles à l’adresse suivante : http://www4.unfccc.int/submissions/indc/Submission%20Pages/submissions.aspx
  • - Le texte précise pour la première fois que chaque contribution doit représenter une progression par rapport à d’autres objectifs déjà souscrits par une partie. 
  • - Enfin, la décision prévoit la continuation des réunions techniques entre experts afin d’augmenter l’ambition pré 2020.
  • - La capitalisation du Fonds vert pour le climat a atteint 10 milliards de dollars à Lima, un élément en-dehors des décisions mais néanmoins très important.

 

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