Selon l’inventaire soumis en mars 2021, la Wallonie a émis 37,1 millions de tonnes de CO2-équivalents en 2019, soit 32 % des émissions annuelles de la Belgique (hors secteur forestier).  Cet inventaire est élaboré selon les lignes directrices du GIEC de  2006 et les potentiels de réchauffement global (PRG) applicables pour la période 2013-2020 (PRG applicables : CH4= 25 et N2O = 298. Les PRG des gaz fluorés sont également revus.).


L’inventaire wallon des émissions de gaz à effet de serre, additionné aux inventaires de la Région flamande et de la Région de Bruxelles-Capitale, forme l’inventaire belge rapporté annuellement par la Belgique dans le cadre du protocole de Kyoto et des engagements européens (Effort Sharing Decision, EC/406/2009).


La Figure 1 présente la répartition des émissions totales de GES par type de gaz et entre les principaux secteurs.

Fig1

Figure 1: Répartition des émissions de GES par secteur en Wallonie en 2019 (Source AwAC)

 

Le CO2, qui représente 84 % des émissions totales de GES, est surtout émis lors des processus de combustion dans différents secteurs : industrie, transports, chauffage résidentiel et tertiaire, centrales électriques. Le CH4, qui représente 7% des émissions totales, provient à 77% de l’agriculture, à 11% du secteur des déchets et à 7% des réseaux de distribution de gaz naturel (compresseurs et fuites), le reste provenant de l’ensemble des processus de combustion. Le N2O représente 7% des émissions totales et est principalement émis par l’agriculture (82%), l’industrie chimique (1,5%) et les processus de combustion (10%). Enfin, les gaz fluorés représentent 2% des émissions totales et sont émis lors de la fabrication et l’utilisation de certains produits (réfrigération, mousses isolantes, etc.).

 

 Fig2

Figure 2: Répartition des émissions de GES par type de gaz en 2019 (Source, AwAC)

 

Sur base des dernières estimations disponibles, les émissions anthropiques de GES (hors secteur forestier) en Wallonie en 2019 étaient de 33,3 % inférieures à celles de 1990.

Dans le cadre du burden-sharing 2013-2020, l’objectif wallon  pour l’année 2020 est de -14,7% par rapport aux émissions de 2005 pour les secteurs ESD (Effort Sharing Decision CE/406/2009). Les objectifs annuels 2013-2020 sont calculés selon une trajectoire de réduction progressive, qui démarre en 2013 et diminue linéairement jusqu’à la valeur de l’objectif 2020. Ceci ne concerne que les secteurs ESD. L’objectif ETS (Emission Trading Scheme, qui couvre 90 % des émissions de l‘industrie et de la production d’électricité en Wallonie) est directement géré au niveau européen, sans objectif défini au niveau national ou régional.

 bilan

Bilan des émissions wallonnes ESD, 2013-2018 (kt CO2-éq.), données validées

 

Les émissions ESD de 2013-2018 sont globalement inférieures à la trajectoire de réduction, avec un léger dépassement en 2018. Le solde définitif de 2019 ne pourra être établi que fin 2021, après vérification de l’inventaire d’émissions par la Commission européenne et validation des bilans régionaux par la Commission Nationale Climat. Selon l’inventaire du 15 mars 2021, la Région wallonne devrait respecter son objectif 2019, avec des émissions inférieures de 55 kt CO2-éq à la trajectoire fixée dans l’accord de coopération.

Aucune donnée d’inventaire n’est disponible pour l’année 2020, mais vu la crise du COVID-19 et les surplus générés depuis 2013 (7,7 millions de tonnes), la Wallonie devrait respecter et même dépasser son objectif sur l’ensemble de la période 2013-2020.

 Fig3

Figure 3: Evolution des émissions totales de GES en Wallonie (Source : AwAC)

 

La forte variabilité interannuelle des émissions est généralement due à la conjonction de plusieurs facteurs. On peut cependant mentionner quelques évènements dont l’impact sur les émissions annuelles s’est avéré significatif :

L’évolution globale est le résultat de tendances très contrastées selon les secteurs (Figure 4). Les secteurs de l’industrie et de la production d’électricité sont à l’origine d’une réduction des émissions totales de respectivement 27% et 6%, mais la croissance des émissions liées au transport a par contre provoqué une augmentation des émissions globales de 4 %.

Les principaux facteurs des évolutions sectorielles sont les suivants :

 

Fig4

Figure 4: Evolution des émissions de GES par secteur d'activité en Wallonie (kt éq CO2, entre 1990 et 2019 ; source AwAC)

 

 

 Emissions sectorielles des GES en Wallonie, données historiques 1990-2019

Selon l’inventaire soumis en mars 2020, la Wallonie a émis 37,1 millions de tonnes de CO2-équivalents en 2018, soit 31 % des émissions annuelles de la Belgique (hors secteur forestier).  Cet inventaire est élaboré selon les lignes directrices du GIEC de  2006 et les potentiels de réchauffement global (PRG) applicables pour la période 2013-2020[1].

L’inventaire wallon des émissions de gaz à effet de serre, additionné aux inventaires de la Région flamande et de la Région de Bruxelles-Capitale, forme l’inventaire belge rapporté annuellement par la Belgique dans le cadre du protocole de Kyoto et des engagements européens (Effort Sharing Decision, EC/406/2009).

La Figure 1 présente la répartition des émissions totales de GES par type de gaz et entre les principaux secteurs.



[1] PRG applicables : CH4= 25 et N2O = 298. Les PRG des gaz fluorés sont également revus.